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NOTES SUR CÉCILE BONNEAU (1930-  )* PAR SA FILLE PATRICIA CLOUTIER.

Je revois maman, aller reconduire mon frère René, tôt le matin, pour la chasse au bord du bois. Dès mon jeune âge ma mère m’a montrée à cuisiner et à m’occuper de mes frères et sœurs à 12 ans.et même passer 2 jrs au chalet seule. A 15 ans elle m’a montrée à coudre. À 18 ans elle m’a fait confiance pour que je m’occupe de la caisse enregistreuse au magasin. Durant mon dernier été à Ste-Perpétue j’ai exercé le métier de caissière et avec un petit salaire. Même les fins de semaine, elle nous faisait confiance quand on allait à l’Hôtel Cloutier pour danser, à partir de l’âge de 15 ans. Ma mère m’impressionnait quand elle vendait du tissu pour confectionner des rideaux. Elle-même, avec la grandeur de la fenêtre, évaluait le nombre de verges que ça prenait. En plus elle les cousait avec des plis français (assez compliqué) et allait installer les mêmes rideaux chez la cliente. Étant célibataire elle faisait du métier à tisser et confectionnait des rideaux tissés Par elle-même et allait les porter au gouvernement pour leurs fenêtres. Elle a toujours été bien fière de tout ça.

Le fait que maman, dans ce temps-là, conduisait l’auto, rares les femmes qui savaient conduire en ce temps-là. J’étais fière d’elle. Elle conduisait même le ‘’ski-doo’’.  C’est elle même qui allait acheter les vêtements à Québec pour vendre, à leur magasin, avec papa et moi, à l’occasion. Elle savait parfaitement le goût de ses clientes et elle ne se trompait pas. A son retour le lendemain elle vendait tout ce qu’elle avait choisi pour elles. Elle était à l’écoute de ses clients. Elle était très fière, elle était toujours habillée à la fine mode du temps. Elle confectionnait tout notre linge dans notre jeune enfance et plus tard à sa retraite elle confectionnait quasiment tous ses vêtements pour aller en Floride. C’était une belle joie pour elle. Quand elle allait en ville elle remarquait la mode et cousait identique. Quel talent! Elle en avait beaucoup. Elle était bonne cuisinière et aimait garder sa maison propre, nous aussi on contribuait à cela. Elle se faisait rassurante quand on avait des tracas. Grande était notre joie d’aller fêter Noël à Ste-Perpétue. Maman prenait plaisir à nous cuisiner de bons desserts avant notre arrivée. Toujours accueillante quand nous arrivions. Quel plaisir d’aller retrouver nos parents et notre chez nous. Quand mes parents ont décidé de vendre leur commerce, ils voulaient aller vivre en ville, près de leurs enfants. Leur retraite a débuté avec un beau voyage en Jamaïque, accompagnée de ma sœur Françoise. Et au retour ils ont aménagés dans leur nouvelle maison à St-Nicolas. Quelle joie de les avoir près de nous. Je me souviens qu’on allait les visiter quasiment à tous les samedis. C’était notre lieu de rencontre, avec toute ma famille. Ma mère était ma confidente, quand je suis allé vivre à Québec, c’était la 1 ère Personne à qui je téléphonais pour lui donner de mes nouvelles et parler avec elle. Ma mère a toujours été un modèle pour moi et elle se faisait toujours réconfortante Dans mes peines et tracas. Je me referais toujours à elle pour des questions sur la popotte, la santé, mes amours, mon travail etc. J’aimais aussi voyager avec mes parents et maman a toujours aimer ça. La preuve elle adorait faire son voyage annuel en Floride.  J’ai toujours eu besoin d’elle dans ma vie, même quand elle est devenue plus âgée. J’avais toujours à apprendre d’elle. Je ne pourrai pas avoir de meilleure mère qu’elle et je lui ai dit aussi.

© Louise Bonneau 2021